Le Cercle de Lumière — Du Tsimtsoum aux Lettres Blanches
Alef - Vaetchanan - Nachamu Alef 5786 ©️ White Hebrew Letters — All Rights Reserved.

בס"ד
Avant l'Origine
Avant le Tsimtsoum, il n'existe ni Cercle ni Carré. Ces catégories elles-mêmes n'ont pas encore de sens.
Le Tsimtsoum — du verbe hébreu צָמַצַם, « se contracter » — désigne le retrait volontaire de l'אֵין סוֹף / Ein Sof / Sans Fin sur Lui-même. Par ce retrait est laissé un espace vacant, le חָלָל / Halal / espace vide, à l'intérieur duquel un monde limité peut apparaître. Sans ce retrait, aucune existence distincte ne pourrait se manifester.
Le Sefer Etz Chaim le dit avec netteté [1] : la réalité supérieure et infinie appelée אֵין סוֹף / Ein Sof / Sans Fin ne peut être saisie ni par la pensée ni par la réflexion. Elle précède tous les êtres, toutes les formations et toutes les actions, sans commencement ni fin.
À ce niveau, on ne peut même pas encore employer véritablement le mot « Lumière » [2]. La Lumière suppose déjà une relation : quelque chose qui se révèle et quelque chose qui la reçoit. Avant le Tsimtsoum, cette relation n'existe pas encore. Il n'y a que l'עַצְמוּת / Atsmout / l'Essence, sans relation à quoi que ce soit.
Le Tsimtsoum rend possible l'apparition de la forme. La dimension limitée était déjà englobée dans l'אֵין סוֹף / Ein Sof / Sans Fin, mais elle y demeurait indistincte [3]. Le Tsimtsoum ne la crée donc pas à partir de rien : il permet qu'elle se révèle comme distincte.
Du retrait demeure d'abord une trace : le רְשִׁימוּ / Reshimu / l'empreinte résiduelle. Cette trace n'est pas simplement une quantité affaiblie de la Lumière qui précédait le retrait : elle relève d'une autre modalité [4]. Ce qui était auparavant au-delà de toute perception laisse désormais place à ce qui peut commencer à être révélé.
C'est à partir du Reshimu qu'émerge le קַו / Kav / la Ligne [5].
Le Kav introduit quelque chose que le Cercle seul ne possède pas : une direction. Il investit le monde inférieur depuis le supérieur, portant ce qui vient d'en haut jusque dans ce qui se trouve en bas [6]. Avec lui apparaissent la division — le passage du Un au deux —, les distinctions de haut et de bas et, avec elles, les dix עִגּוּלִים / Igoulim / Cercles, depuis le niveau le plus élevé jusqu'au degré le plus inférieur de l'action [7][8].
Mais il faut ici distinguer deux Cercles.
Le premier précède les Igoulim. L'espace vacant laissé par le retrait de la Lumière Infinie est décrit comme parfaitement circulaire : égal de tous côtés, sans angle ni direction privilégiée [9]. Sa circularité exprime précisément cette absence de différence. Aucun côté n'est plus proche de la Lumière qui l'entoure qu'un autre.
Le second Cercle apparaît avec les עִגּוּלִים / Igoulim. Il ne s'agit plus de la forme du vide, mais de lumières structurées qui viennent se déployer à l'intérieur de cet espace déjà circulaire.
Le premier Cercle est l'espace de réception ; les Igoulim sont ce qui vient s'y inscrire.
Cette distinction permet d'aborder l'autre géométrie fondamentale de ce post : עִגּוּלָא וְרִבּוּעָא / igoula ve-ribu'a / le Cercle et le Carré, telle que la pose le Zohar [10].
Leur relation n'est pas fixe. Elle dépend du niveau depuis lequel on les considère.
En haut, dans le monde de חָכְמָה / Hokhmah / la Sagesse, le rapport entre Cercle et Carré est envisagé selon un premier ordre [11]. Le Cercle y désigne le Trône de Gloire ; le Carré, le מִשְׁפָּט / mishpat / le jugement, la loi. À ce niveau, le Carré porte la structure fondamentale dans laquelle le Cercle prend place.
En bas, dans le monde de מַלְכוּת / Malkhout / la Royauté, la lecture s'inverse [12]. Ce qui apparaît à l'œil est rond : la nature, les cycles, le monde visible. Mais ce qui donne à cette circularité une forme dans laquelle l'Homme peut agir relève du Carré. Ce qui est sans limite doit recevoir une mesure, une délimitation, un cadre [13]. La Torah est ce cadre [14].
Cercle et Carré ne constituent donc pas deux réalités indépendantes. Chaque monde porte simultanément les deux modalités : les עִגּוּלִים / Igoulim / Cercles et le יוֹשֶׁר / Yosher / la rectitude, la ligne droite [15].
Cette distinction peut être représentée par la tête et le corps. La tête, ronde, ne distingue encore ni droite ni gauche. Le corps, organisé selon des axes, introduit les directions et permet le discernement : droite et gauche, est et ouest [16].
Le Cercle enveloppe sans privilégier de direction. Le Carré distingue, mesure et permet l'action.
Dès l'origine se pose ainsi la question qui traversera toutes les Lettres de ce post : ce qui apparaît à l'extérieur n'est pas nécessairement ce qui porte à l'intérieur.
Avant Bereshit
Avant le Monde, il y a la Torah.
La Torah ne vient pas prendre place dans une Création qui lui préexisterait. Elle précède la Création et en constitue le Plan. Avant de créer le Monde, HM regarde dans la תּוֹרָה / Torah et crée selon ce qu'Il y voit [17]. Le Zohar enseigne que la Torah précède le Monde de deux mille ans [18], et le Maharal la désigne comme le צִיּוּר וְסֵדֶר / tsiyur ve-seder / dessin et ordre du Monde, antérieur à son existence [19].
L'ordre est donc essentiel : ce n'est pas la Torah qui est adaptée au Monde ; c'est le Monde qui est créé selon la Torah.
La mesure précède ce qui sera mesuré. L'ordre précède ce qui sera ordonné. La structure précède ce qui viendra l'habiter.
Le Monde peut ainsi être compris comme une Création faite à la mesure de la Torah, afin que ce qui est inscrit dans le Plan puisse recevoir une forme dans l'existence.
C'est à ce niveau qu'apparaît le premier sens du Carré développé ici : non pas encore un carré géométrique tracé dans l'espace, mais le principe même du Plan — mesure, proportion, limite et ordre — selon lequel le Monde pourra être créé.
Il faut donc distinguer deux Carrés que le même mot pourrait facilement confondre.
Le premier n'est pas encore un espace géométrique : il est le Plan.
Le second appartient à l'exécution. Il apparaît dans la géométrie rendue possible après le Tsimtsoum : une forme limitée, mesurable et différenciée, avec des côtés et des angles.
Le premier est le Plan. Le second est la forme construite.
Ils ne sont pas deux réalités concurrentes. Le second manifeste, dans l'espace créé, le principe de mesure et d'ordre que le premier portait déjà.
Le Kalach Pitchei Hokhmah donne au מְרֻבָּע / meruba / Carré une signification précise [20] : il exprime la différenciation articulée. Ses quatre côtés sont distincts ; ses angles déterminent des positions ; sa limite peut être mesurée.
Le Carré devient ainsi la forme de ce qui est ordonné, délimité et différencié : chaque élément peut y recevoir une place déterminée.
Une propriété géométrique vient renforcer cette lecture : un carré est plus grand d'un quart que le cercle qui s'inscrit en lui [21]. Le Carré contient donc un espace que le Cercle inscrit en lui n'occupe pas entièrement.
Dans la lecture développée ici, cette différence devient significative : le Carré ménage une place pour le Cercle qu'il peut contenir.
Cette structure devient progressivement visible dans les Lettres.
La ד / Dalet se construit par la rencontre d'une ligne horizontale et d'une ligne verticale. Elle produit un angle : une limite supérieure et un axe de descente. Elle appartient déjà à une géométrie de la direction, de la limite et de la différenciation.
La ם / Mem Sofit / Mem finale porte cette géométrie jusqu'à sa fermeture : les lignes se rejoignent et constituent une forme carrée close. Selon la méthode de Rav Samson Raphael Hirsch, cette fermeture peut être mise en relation avec le דִּין / Din / Jugement, dans sa dimension de délimitation et de rigueur [22].
Puis vient la première Lettre de la Torah : la ב / Bet de בְּרֵאשִׁית / Bereshit / Au commencement.
La Bet est fermée sur trois côtés et ouverte vers l'avant. Sa forme interdit symboliquement de se retourner vers ce qui précède la Création et oriente le regard vers ce qui va désormais se déployer.
Le Sefer HaBahir lui donne une dimension spatiale : la Bet est la בַּיִת / bayit / maison du Monde. HM est le Lieu du Monde, sans que le Monde soit Son lieu [23].
La Bet, construite par des lignes et des angles, appartient ainsi déjà à la logique du Carré.
Mais elle n'en est pas l'origine. L'Origine est dans la Lettre Hei.
Elle en est la première manifestation dans le texte même de la Torah.
Avant Bereshit, le Plan est déjà là. Avec Bereshit, le Plan commence à devenir Monde.
Le Carré et le Cercle ne désignent donc pas deux vérités concurrentes. Ils permettent de regarder un même processus depuis deux modalités : ce qui donne la mesure et ce qui reçoit ; ce qui structure et ce qui peut se déployer à l'intérieur de cette structure.
Le Carré prépare une place. Le Cercle viendra l'habiter.
Le Point Intérieur
Au cœur du Cercle se tient un Point que rien ne peut déplacer.
Le Maharal, dans le Be'er HaGolah, décrit ce point avec une précision géométrique remarquable [24]. Il l'appelle la נְקוּדָה אֶמְצָעִית / nekoudah emtsa'it / le Point central, et le définit comme נִבְדָּל מִכֹּל / nivdal mikol / séparé de tout.
Le Point central ne penche ni à droite ni à gauche, ni en avant ni en arrière. Il n'appartient à aucune direction particulière.
C'est précisément cette absence de direction qui lui permet d'être le Centre de toutes les directions.
Chaque juste, placé sur la circonférence du Cercle, se tourne vers ce Centre. Entre lui et le Centre peut être tracé un קַו / Kav / une Ligne, un rayon qui relie la périphérie au Point sans dévier.
Aucun des justes ne peut attirer le Centre vers lui.
Le Centre reste Centre parce qu'il n'appartient à aucun rayon en propre.
Son immobilité n'est donc pas une absence de relation. Elle est, au contraire, ce qui rend toutes les relations possibles : les rayons sont multiples, mais tous convergent vers le même Point.
Le Talmud donne à cette géométrie une scène : dans le Monde à venir, les justes forment une danse en Cercle autour de HM [25].
Chaque point de la circonférence est alors à égale distance du Centre.
Aucun juste n'occupe une position géométriquement plus proche qu'un autre. Chacun reçoit depuis le même Centre.
Cette égalité n'est pas ajoutée au Cercle après coup.
Elle appartient à sa forme même.
Un Cercle ne connaît ni premier angle, ni dernier angle, ni côté privilégié. Sa circonférence n'existe que par sa relation constante avec son Centre.
Ainsi apparaît une première loi du Cercle : la multiplicité se déploie à la périphérie, mais le Centre demeure UN.
Le Point de départ
Tout commence par une pointe posée.
Le Sefer Etz Chaim décrit le Tsimtsoum comme une contraction opérée également autour du point médian [9]. Parce qu'aucune direction n'y est privilégiée, l'espace laissé par ce retrait est parfaitement circulaire, sans angle ni côté dominant. Le Cercle apparaît ainsi comme la forme d'une égalité parfaite autour d'un Centre : chacun de ses points entretient avec celui-ci une relation identique [26].
Cette géométrie, envisagée jusqu'ici à l'échelle de la Création, peut maintenant être observée à l'échelle de la Lettre.
Avant qu'un trait ne se déploie et n'introduise une direction, le geste du Sofer commence par une pointe : le קוֹץ / Kotz / la Pointe. De ce premier contact apparaît le י / Yud / Yud, la plus petite des Lettres, dont la forme demeure concentrée autour d'un point avant que l'écriture ne se prolonge dans l'espace.
Dans la lecture visuelle développée ici, un rapprochement devient alors possible entre deux niveaux qui ne doivent pas être confondus. Le Cercle du Tsimtsoum s'organise autour d'un point central ; la Lettre, elle aussi, commence par un point. Dans les deux cas, la forme n'est pas encore déployée : la concentration précède l'extension, et le Point précède la direction.
À partir de ce Point, la géométrie peut se développer progressivement. Le point, en lui-même, ne possède encore aucune direction. Lorsqu'il se prolonge, il engendre une ligne et introduit ainsi un premier axe. La rencontre des lignes permet ensuite de délimiter un plan ; lorsque celui-ci acquiert une profondeur, la forme entre dans le volume. Ce qui était entièrement concentré dans le Point peut alors se déployer dans l'espace sans que le Point dont procède ce développement cesse pour autant d'en constituer l'origine.
Le mouvement conduit ainsi du Point à la Ligne, de la Ligne au Plan, puis du Plan au Volume. Il ne s'agit pas d'une succession dans laquelle chaque étape ferait disparaître la précédente. La ligne conserve le point dont elle procède ; le plan suppose les lignes qui le déterminent ; le volume intègre le plan à partir duquel il se déploie. À mesure que la forme s'étend, son origine demeure intérieure à son développement.
C'est précisément ici que le Yud rejoint le Point Intérieur du bloc précédent [24].
La petitesse du Yud n'exprime donc pas seulement une réduction de dimension. Elle permet de considérer une forme dans son état de concentration, avant son déploiement. Ce qui apparaîtra ensuite comme direction, étendue et volume est encore retenu dans l'unité du Point.
Le נְקוּדָה פְּנִימִית / nekoudah pnimit / Point Intérieur peut ainsi être compris comme ce qui demeure au cœur de la forme à travers ses transformations. La périphérie peut s'étendre, les directions se multiplier et la forme se différencier : son Point d'origine n'en est pas pour autant aboli.
Le Yud marque ainsi le passage entre l'indivisible et ce qui va pouvoir se déployer.
Lorsque le Point reçoit une direction, il devient Ligne.
Du Yud pourra naître le Vav.
Du Point à l'Axe de Lumière
Du Point naît la Ligne.
Le י / Yud concentre la forme ; le ו / Vav la prolonge. Ce qui demeurait contenu dans le Point reçoit avec le Vav une direction et devient un axe.
Cette transformation est déjà inscrite dans la morphologie de la Lettre. Le Vav peut être regardé comme un Yud qui se prolonge verticalement : le Point demeure à son origine, mais il se déploie désormais selon une direction déterminée. La concentration ne disparaît pas ; elle devient transmission.
Le קַו / Kav / la Ligne est le rayon de La Lumière Originelle [9]. Il introduit ainsi dans l'espace ce que le Point seul ne pouvait encore manifester : une orientation. Il établit un haut et un bas, une origine et une direction de déploiement. Là où le Cercle ne privilégie aucun côté, la Ligne distingue un axe.
Cette différence est fondamentale. Le Cercle et l'Axe ne remplissent pas la même fonction. Le Cercle enveloppe son Centre de manière égale ; l'Axe traverse l'espace et lui donne une orientation. L'un exprime l'absence de direction privilégiée ; l'autre rend possible la différenciation des directions.
Le Vav occupe ainsi une place particulière dans la géométrie des Lettres. Il n'est plus le Point, mais il ne s'en sépare pas : il en constitue le prolongement. Le Yud demeure perceptible à son sommet, tandis que la ligne verticale descend à partir de lui.
Dans la lecture développée ici, cette morphologie permet de considérer le Vav comme l'Axe visible d'un Centre qui, lui, demeure intérieur.
L'image du compas rend cette relation particulièrement claire. Pour tracer un Cercle, une pointe doit rester fixée au Centre tandis que l'autre extrémité se déplace autour d'elle. Le mouvement visible de la circonférence dépend donc d'un Point qui ne se déplace pas. Sans cette fixation centrale, il peut y avoir déplacement, mais il n'y a plus de Cercle.
L'immobilité du Centre et le mouvement de la périphérie ne s'opposent donc pas. Ils se répondent : c'est parce que le Centre demeure stable que le mouvement peut conserver sa mesure.
Le Vav permet d'introduire une dimension supplémentaire dans cette relation. L'Axe prolonge le Point sans l'abolir et donne une orientation à ce qui va pouvoir se déployer autour de lui. Il devient ainsi le lien entre la concentration du Yud et le mouvement circulaire qui peut s'organiser autour d'un Centre.
Cette articulation conduit à une distinction essentielle entre ce qui est visible et ce qui le rend possible. Le regard saisit spontanément la circonférence parce qu'elle dessine la forme extérieure. Pourtant, cette forme dépend d'un Centre qui ne se voit pas sur son contour et d'un Axe qui en maintient l'organisation.
Le mouvement du Cercle révèle ainsi une structure intérieure qu'il ne montre pas directement.
Dans cette géométrie du Point, deux Lettres occupent une place particulière : le כ / Kaf et la ס / Samekh.
Le כַּף / Kaf / paume de la main, dans sa fonction réceptrice, accueille le י / Yud et permet d'envisager le Point dans son intériorité. La ס / Samekh, par sa forme circulaire, en manifeste au contraire la dimension extérieure : celle d'une circonférence organisée autour d'un Centre.
Dans la lecture développée par White Hebrew Letters, ces deux Lettres expriment ainsi deux relations complémentaires au Point : le Kaf reçoit le Point Intérieur ; la Samekh en manifeste la circularité extérieure.
Leur morphologie faisant l'objet d'études spécifiques, elles ne seront pas développées ici. Pour la Samekh, nous renvoyons à l'article consacré à La Lettre Samech, où sont étudiés plus précisément sa forme circulaire, son mouvement et sa structure intérieure.
Du Point à l'Axe, puis de l'Axe au Cercle, la forme peut désormais se déployer au-delà d'une Lettre particulière. Un même Centre peut ordonner plusieurs circonférences : apparaissent alors les Cercles concentriques.
Les Cercles concentriques
À partir d'un même Centre peuvent se déployer plusieurs Cercles concentriques. Chacun possède sa propre circonférence, mais tous demeurent ordonnés autour du même Point.
Cette structure permet d'aborder plus précisément les עִגּוּלִים / Igoulim / Cercles. Ils ne constituent pas une juxtaposition de formes indépendantes : leur disposition traduit une organisation dans laquelle chaque Cercle enveloppe celui qui se trouve à l'intérieur de lui.
Le Sefer Etz Chaim décrit ainsi les dix Sefirot sous la forme de dix Cercles, l'un à l'intérieur de l'autre [9]. Le premier Cercle entoure le second, le second entoure le troisième, et ainsi de suite jusqu'au Cercle le plus intérieur.
Cette disposition exprime une relation qui n'est pas seulement spatiale. Dans la structure des Igoulim, ce qui enveloppe est considéré comme cause relativement à ce qui est enveloppé, tandis que ce qui se trouve à l'intérieur reçoit de ce qui le précède [26].
Le rapport entre extérieur et intérieur prend ici une signification particulière. Dans l'espace ordinaire, ce qui est extérieur pourrait sembler plus éloigné du Centre. Dans la géométrie des Igoulim, l'enveloppement traduit au contraire une antériorité : le Cercle extérieur contient celui qui vient après lui dans l'ordre du déploiement.
Les Cercles concentriques permettent ainsi de représenter une succession sans recourir à une ligne droite. La causalité ne s'exprime plus seulement par un avant et un après placés sur un axe ; elle peut également être pensée comme une série d'enveloppements, chaque niveau contenant celui qui procède de lui.
Tous ces Cercles demeurent néanmoins liés à un même principe d'organisation. Leur multiplicité ne supprime pas le Centre autour duquel ils se disposent. À mesure que les circonférences se multiplient, la relation au Centre demeure ce qui leur permet d'appartenir à une seule et même structure.
Le Cercle peut donc être envisagé à plusieurs échelles : comme forme unique autour d'un Point, puis comme ensemble de Cercles concentriques exprimant différents degrés d'un même déploiement.
Cette multiplication des Cercles conduit maintenant à une autre représentation dynamique : non plus seulement des circonférences qui s'enveloppent, mais une Roue dont le mouvement met les Lettres elles-mêmes en relation.
La Roue des Lettres
Les vingt-deux Lettres ne forment pas seulement une succession. Le Sefer Yetzirah les présente selon une géométrie circulaire : elles sont fixées dans une גַּלְגַּל / Galgal / Roue, כְּמִין חוֹמָה / kemin choma / à la manière d'une muraille [27].
Cette Roue forme deux cent trente et une portes, correspondant aux associations possibles des vingt-deux Lettres prises deux à deux. Les Lettres entrent ainsi en relation les unes avec les autres : l'Alef-Bet n'apparaît plus seulement comme une suite, mais comme un ensemble de combinaisons en mouvement.
Or la Roue peut tourner dans deux sens : פָּנִים וְאָחוֹר / panim va-achor / face et dos.
Le mouvement possède donc une orientation.
Le Sefer Yetzirah en donne lui-même le signe à travers עֹנֶג / Oneg / délice et נֶגַע / Nega / plaie. Les mêmes Lettres peuvent produire deux réalités opposées selon leur ordre. La matière littérale demeure ; c'est son orientation qui change.
Le Gaon de Vilna (Gra) explique cette double direction : l'ordre Panim, de Alef vers Tav, est associé au טוֹב / Tov / Bien, tandis que le mouvement inverse, Achor, conduit vers l'ordre opposé et le דִּין / Din / Jugement [28].
La חוֹמָה / choma / muraille prend alors tout son sens [29]. Le Gra explique que la disposition circulaire permet aux panim, les faces, et aux achor, les dos, de se répondre. La Roue contient donc dans une même structure la possibilité des deux orientations.
Dans la lecture développée par White Hebrew Letters, cette géométrie fait apparaître une notion essentielle : le Libre Arbitre.
L'Homme reçoit un Monde dans lequel plusieurs directions sont possibles. La possibilité de choisir n'est pas un élément secondaire de ce Monde : elle est la condition même d'une relation libre avec D. Sans possibilité de s'orienter autrement, il ne pourrait y avoir de choix véritable ; et sans choix véritable, la soumission à D. ne serait pas libre.
Le Libre Arbitre introduit donc nécessairement un risque. L'Homme évolue dans une nature dont les cycles et les formes peuvent l'envelopper et le captiver. Le Cercle de la nature peut sembler se suffire à lui-même précisément parce qu'il ne présente ni commencement ni fin visibles.
Face à cette circularité, la Torah introduit la direction, la mesure et la limite. Ce qui peut être ressenti comme une règle contraignante devient alors ce qui permet à l'Homme de ne pas être simplement entraîné par le mouvement du Monde, mais de choisir son orientation.
Le Cercle et la règle ne s'opposent donc pas. Le Cercle offre l'espace du mouvement ; la règle permet de discerner la direction.
Le Ra'avad, dans son commentaire du Sefer Yetzirah, développe les rotations de la Roue en montrant comment chaque Lettre vient successivement occuper une nouvelle position [30]. Les Lettres changent de place, tandis que la Roue demeure.
La Roue des Lettres devient ainsi une représentation particulièrement forte du mouvement : une même structure, les mêmes Lettres, plusieurs combinaisons et deux orientations possibles.
Le mouvement est donné. La direction doit être choisie.
À travers cette Roue, la question du Cercle rejoint finalement celle de l'Homme : placé à l'intérieur du Monde, il ne lui suffit pas de participer à son mouvement. Il lui appartient d'en reconnaître le Centre et de choisir librement dans quelle direction il s'oriente.
L'Homme au Centre
L'Homme se tient au centre de cette géométrie et, par sa constitution même, il en porte la tension.
Le Ramchal, dans le Derekh Hashem, décrit l'Homme comme l'union de deux réalités opposées : un corps issu de la matière terrestre et une âme pure et spirituelle [31]. Le corps appartient pleinement au Monde naturel et demeure soumis à ses lois ; l'âme porte en elle une aspiration d'un autre ordre.
L'Homme n'est pourtant ni l'un ni l'autre séparément. Il est l'union des deux.
Cette double constitution permet de comprendre la place particulière qui lui est donnée dans la Création. Le corps tend naturellement vers la matérialité, tandis que l'âme tend vers le spirituel. L'Homme se trouve ainsi placé dans une tension qui lui permet de s'orienter.
L'Ohr HaTzafun pousse cette idée plus loin : ni l'âme considérée seule, comparable en cela aux êtres spirituels, ni le corps considéré seul ne constituent encore la réalité humaine du choix. C'est de leur union que naît l'Homme capable d'exercer son Libre Arbitre [32].
Le Libre Arbitre n'est donc pas extérieur à sa constitution. Il appartient à la condition même de l'Homme.
Cette position est aussi celle du risque. L'Homme vit à l'intérieur d'un Monde naturel dont les forces, les cycles et les nécessités agissent continuellement sur lui. Il ne lui est pas demandé de s'extraire de cette réalité : son corps en fait partie. Mais il ne lui est pas davantage demandé de simplement suivre son mouvement.
Il lui est donné de choisir une direction.
La possibilité de s'orienter dans des directions opposées est précisément ce qui donne au choix sa réalité. L'Homme peut choisir de conformer son action à la Volonté de D. parce qu'il possède également la possibilité de s'en détourner.
Le Cercle seul ne suffit donc pas à celui qui doit agir. Il enveloppe, contient et permet le mouvement, mais ne désigne pas à lui seul la direction à prendre.
Pour agir, il faut distinguer : une mesure, une limite, un avant et un après, une droite et une gauche. Il faut passer du Cercle à la Ligne, et de l'espace des possibilités à une orientation choisie.
Cette Ligne est donnée à l'Homme par la תּוֹרָה / Torah.
La Torah ne supprime ni le corps, ni la matière, ni le Monde naturel et ses cycles. Elle donne à l'Homme les moyens d'agir au cœur même de cette réalité et d'orienter ce qui lui a été donné.
Ce qui peut apparaître comme une contrainte prend alors une autre signification : la limite rend le choix concret. Elle permet à l'Homme de ne pas être simplement entraîné par ce qui l'enveloppe, mais de déterminer librement la direction de son action.
Le Da'at Tevunot inscrit précisément l'Homme dans cette responsabilité : il lui appartient de participer à sa propre rectification par la voie qui lui est donnée [33].
L'Homme ne choisit donc pas entre le Cercle et la Ligne.
Il reçoit le Cercle et choisit la direction qu'il emprunte.
Mais vers quoi cette liberté doit-elle conduire l'Homme
Retour à l'Origine
Mais vers quoi cette liberté doit-elle conduire l'Homme ?
La tradition hassidique, à partir du Midrash, enseigne que D. נִתְאַוָּה / nit'avah / désira avoir une דִּירָה בַּתַּחְתּוֹנִים / dirah bata'htonim / demeure dans les mondes inférieurs [34].
Cette notion éclaire la finalité du parcours. Il ne s'agit pas pour l'Homme de quitter le Monde matériel pour rejoindre D., mais d'accomplir Sa Volonté au cœur même de ce Monde, dans sa matérialité et ses limites — précisément (davka), pour convertir les ténèbres en lumière [36].
La Torah prend alors toute sa place. Elle donne à l'Homme la direction et les actes par lesquels il peut orienter vers D. la réalité dans laquelle il a été placé.
Le Monde est le lieu de l'action, l'Homme reçoit la liberté d'agir, et la Torah lui en donne la direction.
Mais cette liberté rend nécessairement possible l'éloignement. Si l'Homme peut librement s'orienter vers D., il peut également s'en détourner.
C'est ici qu'apparaît la תְּשׁוּבָה / Techouva / Retour.
La Torah en donne elle-même le mouvement : וְשַׁבְתָּ עַד־יְה-וָה אֱלֹהֶיךָ / ve-shavta ad Adoshem Elohekha / « tu retourneras vers l'Éternel ton D. » [37].
La Techouva vient du mouvement exprimé par שׁוּב / shouv / retourner. Elle n'est donc pas seulement changement ou réparation : elle porte dans son nom même l'idée du Retour.
Le Zohar enseigne que la Teshouva précède la Création du Monde [35]. La possibilité du Retour n'est donc pas une solution ajoutée après l'éloignement de l'Homme : elle est déjà inscrite dans l'ordre de la Création.
Le mouvement qui traverse ce post peut alors être lu dans ses deux directions.
Au commencement, D. rend possible, par le Tsimtsoum, un espace dans lequel un Monde distinct et un Homme libre peuvent apparaître. Le mouvement va de la Source vers le Monde.
Depuis ce Monde, l'Homme peut à son tour choisir de se retourner vers D. Guidé par la Torah, il oriente librement son existence vers sa Source.
Le premier mouvement rend possible l'Homme. Le mouvement du Retour rend possible sa réponse.
La Teshouva ne demande donc pas d'abolir le Monde. Au contraire, puisque D. désire une דִּירָה בַּתַּחְתּוֹנִים / dirah batachtonim, c'est précisément dans le Monde inférieur que ce Retour doit s'accomplir.
L'Homme ne revient pas à l'Origine en effaçant la Création. Il revient à l'Origine en orientant la Création vers sa Source.
Le Tanya, dans Iggeret HaTechouva, décrit également la Techouva comme un retour de l'âme vers sa racine [38]. Le Retour devient ainsi à la fois intérieur et orienté vers D. : ce qui s'était éloigné retrouve son origine sans cesser d'agir dans le Monde.
C'est ici que réapparaît le principe qui traverse tout ce post : le Point Intérieur.
Le Centre n'a jamais disparu. Il était présent dans le Cercle, dans le Yud, dans l'Axe du Vav, dans les Cercles concentriques et dans la Roue des Lettres. Les formes se sont déployées, les directions sont apparues et le mouvement est devenu possible, mais le Centre demeure.
Pour l'Homme également, la question ultime est celle du Centre. Au milieu du mouvement du Monde et des directions qui lui sont ouvertes, il lui appartient de reconnaître ce Point Intérieur et d'orienter librement son action vers D.
Le mouvement parti de la Source peut alors devenir Retour vers la Source.
La boucle se referme : au commencement, D. rend possible un espace pour l'Homme ; par son Libre Arbitre, guidé par la Torah et par la possibilité de la Techouva, l'Homme peut faire de ce Monde une demeure pour D.
Il ne revient donc pas simplement au Point de départ.
Il ramène au Centre le Monde qui lui a été confié.
Le Cercle enveloppe. La Torah oriente. L'Homme choisit. La Teshouva permet le Retour. Le Point Intérieur demeure.
Revenir aux Lettres Sacrées
Tanya, Sha'ar HaYichoud 12:2 [39] : la forme écrite de chaque Lettre est spécifique et distinctive ; elle indique le mode selon lequel le flux de Lumière et de force vitale s'écoule et se révèle depuis les attributs du Saint.
Les Lettres Sacrées occupent une place singulière dans ce mouvement de Retour.
Dans la Kabbalah juive, les Lettres précèdent la Création du Monde. Elles précèdent la Torah telle qu'elle nous est donnée dans ce Monde et constituent une Architecture première et sacrée, selon laquelle le Monde reçoit son ordre et sa mesure.
Le Retour aux Lettres peut ainsi être compris comme le rétablissement d'une intimité et d'un dialogue avec ces réalités premières, antérieures au Monde visible et génératrices de son Architecture. Elles sont les Unités irréductibles à travers lesquelles la Parole créatrice s'articule et se renouvelle constamment.
Les Lettres sont premières. Elles constituent les éléments fondateurs et les canaux de l'Architecture Sacrée de la Création, et ouvrent à l'Homme une voie de rétablissement de sa relation à D.
La calligraphie sacrée des Lettres, transmise à Moshe, a été précieusement conservée et transmise de génération en génération — דּוֹר וָדוֹר / dor va-dor —, Baroukh Hashem. Les manuscrits anciens de Qumran témoignent de l'ancienneté matérielle de l'inscription des Lettres sur parchemin ; aujourd'hui encore, leur transmission demeure vivante dans les rouleaux écrits selon la tradition de la Sofrout STaM.
Inscrites dans les rouleaux de la Torah et les Mezouzot, abritées dans les boîtiers des Tefillin, les Lettres demeurent présentes, parfois voilées au regard quotidien.
Le déroulement du Sefer Torah offre ici une image particulièrement forte. Ce qui était enroulé se découvre progressivement ; les colonnes s'ouvrent les unes après les autres et les Lettres réapparaissent au regard. Sans modifier ce qui a été transmis, le geste de dérouler rend visible ce qui était déjà là.
Le passage des lettres noires aux Lettres de Lumière propose, dans cette continuité, un retournement du regard.
L'inversion des valeurs visuelles — ce qui apparaît noir sur le parchemin apparaît blanc sur fond noir — déplace la perception habituelle et permet au regard de rencontrer autrement ce qu'il connaît déjà.
Ce retournement peut être mis en regard du mouvement פָּנִים וְאָחוֹר / panim va-achor / face et dos rencontré dans la Roue des Lettres — non pour établir une identité entre les deux, mais pour en retenir une dynamique commune : le retournement modifie la perception sans modifier ce qui est transmis.
La notion de קְלִיפַּת נוֹגַהּ / Kelipat Nogah / écorce lumineuse peut éclairer cette approche, sans que l'une s'identifie à l'autre : une réalité intermédiaire, où ce qui voile possède aussi la possibilité d'être réorienté.
Avant le mot connu et déjà compris, il y a la Lettre perçue.
Il devient alors possible de renverser l'habitude utilitaire qui réduit spontanément la Lettre à sa fonction de signe, et de reprendre conscience que chaque Lettre Sacrée de l'Alef-Bet est un Canal de Lumière.
Dans cette rencontre, l'Homme peut renouer avec une réalité qui le précède et retrouver, à travers les Lettres, une relation au cœur de La Lumière Première, à la Source UNE.
Notre נְשָׁמָה / Neshama / Âme porte cette possibilité de reconnaissance. La visualisation propose d'en réactualiser le potentiel : permettre à chaque Lettre de s'imprimer dans la rétine et de se re-familiariser avec chacune de ses proportions, ses ouvertures, ses intervalles, ses Taguin — couronnes, ses Nekoudot — points et, lorsqu'ils sont présents, ses Taamim — signes de cantillation.
Nous avons la possibilité de faire resurgir la Danse et le Chant des Lettres Sacrées dans le monde materiel, ici et maintenant.
Le Blanc sur Fond Noir rend ces articulations particulièrement perceptibles. La Beauté Sublime qui apparaît ouvre le regard à la Singularité de chacune des Lettres.
La Lettre noire inscrite dans le Sefer Torah retrouve ainsi sa dimension première de Lettre de Lumière dans notre regard.
Il est impossible qu'elle change de nature : c'est notre perception qui change. En cessant momentanément de s'arrêter au signe déjà connu, elle retrouve la Lettre comme Présence Première.
Le Point, la Ligne, l'Axe, l'ouverture, la fermeture, le retournement et la combinaison peuvent alors être perçus comme les manifestations visibles d'une dynamique plus profonde.
Il ne s'agit, חַס וְשָׁלוֹם / chas veShalom, d'aucun culte de la Forme ou des Lettres. Il s'agit de la mission de l'Homme : lever ce qui voile et retrouver La Lumière de la Dynamique Divine qui les traverse.
Du Yud Premier, qui manifeste la concentration du Point Intérieur, au Vav, premier Rayon de Lumière qui en prolonge le mouvement selon un Axe central, les Lettres se combinent, se retournent et changent de position.
À travers ces mouvements, le Centre demeure UN et inaltérable — non plus seulement une donnée géométrique, mais le principe autour duquel le visible rejoint ce qui le précède.
La visualisation méditative se situe dans cet intervalle : entre ce qui est visible et ce qui le dépasse, entre Lumière, réception et résonance.
L'image du כִּנּוֹר / Kinnor / lyre permet d'en approcher la dynamique. Le Kinnor ne crée pas ce qui le met en vibration : sa structure reçoit le mouvement et lui permet de résonner.
L'Homme peut lui aussi être envisagé comme un lieu de réception et de résonance — la Lettre de Lumière n'est pas produite par celui qui la regarde, mais la rencontre avec l'Homme est nécessaire pour que ce qui était devenu silencieux dans l'habitude de la lecture puisse de nouveau être perçu comme mouvement, rythme et résonance.
Le regard reprend alors conscience des lignes, des ouvertures, des fermetures, des vides, des pleins, des Taguin, des Nekoudot et des Taamim.
L'Homme a la çapacité matérielle de réactualiser dans le Monde de la Création la danse et le chant de la Lettre.
Le parcours de ce post — de Or Ein Sof au Tsimtsoum, du Tsimtsoum au Cercle, du Point à l'Axe, des עִגּוּלִים / Igoulim / Cercles à la Roue, du Libre Arbitre à la Techouva — trouve ainsi son dernier écho dans les Lettres elles-mêmes.
Le mouvement de Retour devient aussi Retour du Regard, éveillé par et à La Lumière : du Monde vers la Lettre, de la Lettre vers ce qu'elle porte, de son inscription vers son Point, et du Point vers le נְקוּדָה פְּנִימִית / nekoudah pnimit / Point Intérieur.
Les Lettres Sacrées Blanches s'inscrivent dans ce retournement du regard : rendre de nouveau perceptible La Lumière de la Lettre, et laisser apparaître dans le visible l'empreinte de ce qui le précède.
Retour aux Lettres de Lumière, une à .
Retour au Point Intérieur, au UN.
Retour et amarrage au Centre.
Notes
[1] Sefer Etz Chaim 1:1:3 · [2] Sha'arei HaYichud VeHaEmunah, IVe Porte 3:1 · [3] Kalach Pitchei Chokhmah 25:17-18 · [4] Kalach Pitchei Chokhmah 26:5-6 · [5] Shaar HaYichud 7:13-19 · [6] Shaar HaYichud 17:41-44 · [7] Shaar HaYichud 17:45-49 · [8] Milhamot Hashem 4:32 · [9] Sefer Etz Chaim 1:2:2 (voir aussi 1:2, Bloc 6) · [10] Zohar, Introduction 12:83 · [11] Likutei Moharan 59:3 · [12] Ketem Paz sur Zohar 5b:12 · [13] Peninei Halakha, Chabbat 30:2:8 · [14] Ra'avad sur Sefer Yetzirah 1:5:4 · [15] Sefer Etz Chaim 1:3:1 · [16] Sulam sur Zohar, Introduction 83:8 · [17] Bereshit Rabbah 1:1 · [18] Zohar, Terumah 61 · [19] Maharal, Gevurot Hashem 70 · [20] Kalach Pitchei Hokhmah 13:6 · [21] Talmud Soukkah 8a · [22] Rav Samson Raphael Hirsch (méthode de lecture, non issue de Sefaria) · [23] Sefer HaBahir · [24] Maharal, Be'er HaGolah, Puits 4 · [25] Talmud Taanit 31a · [26] Talmud Eser HaSefirot, Section I:5 (voir aussi 1:2, Bloc 6 — même ouvrage, passage distinct) · [27] Sefer Yetzirah 2:4-6 · [28] Gaon de Vilna (Gra), commentaire sur Sefer Yetzirah 2:4 · [29] Sefer Yetzirah 1:11 · [30] Ra'avad, commentaire sur Sefer Yetzirah · [31] Ramchal, Derekh Hashem, Partie I, Sur l'Homme §1-2 · [32] Ohr HaTzafun, Shemot XLII §37-39 (contenu précis non confirmé mot à mot — à relire avant publication) · [33] Ramchal, Da'at Tevunot §78 · [34] Midrash Tanchuma, Nasso §16 · [35] Zohar, Toldot 1:2 · [36] Tanya, Likkutei Amarim 37:26 · [37] Devarim 30:2 · [38] Tanya, Iggeret HaTechouva 4 · [39] Tanya, Sha'ar HaYichoud 12:2

https://www.researchgate.net/figure/points-231-lines-The-231-lines-connecting-the-22-letters-are-the-231-Gates-from-Kaplan_fig2_236826988 Jerome LEVI 22 points, 231 lines. The 231 lines connecting the 22 letters are the 231 Gates (from Kaplan 1997:111).